• Piège hôtelier et Rédemption podologique à Amsterdam

    1.1.      Extrait de ma lettre à l'agence de voyage :
    <?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p> </o:p><o:p> </o:p>

    L'hôtel AVANT LES TRAVAUX.Madame,

    <o:p></o:p>

    Arrivé sous la pluie, le taxi me dépose devant une façade couverte d'échafaudages, qui cachent l'hôtel et dont émergent une dizaine de marches à 45 degrés. Je les gravis avec mon bagage, et force difficultés, sous l'œil rieur d'un membre du personnel, qui ne songe pas une seconde à m'aider.

    Dans la « chambrette », impossible de brancher mon portable, car il n'y a pas d'adaptateur. De retour au desk, le responsable m'avise que je dois trouver moi-même un électricien... mais est incapable de chercher une adresse où me diriger.

    Le lendemain, j'ai donc sillonné Amsterdam à pied, pendant toute la matinée, avant de trouver une sorte de quincaillerie où l'on a coupé le fil de mon PC pour y fixer une prise hollandaise.

    Dans ma turne, il n'y a ni climatisation, ni mini-frigo, ni bar, ni La salle du petit-déjeuner, seul endroit correct à l'intérieur.safe. Pire : il n'y a aucun room service, ni laundry (j'ai 3 chemises pour 2 semaines !), l'hôtel ne fait pas les réservations pour les spectacles, restaurants ou visites de la ville et ne dispose d'aucun restaurant.

    Les moquettes sont tachées, les rideaux troués, sales, que je fais tenir en utilisant 2 stylos comme pincettes, ne tiennent plus aux extrémités. Des insectes se promènent dans la minuscule salle de douche. La nuit, je me bats avec des moustiques. Je reste donc aussi peu que possible à l'hôtel, vais passer mon temps au casino, dans des cafés et prolonge mes sorties dans les musées, à l'opéra et dans les restaurants (...).

    En fait, je me sens piégé, et pour 2 semaines. Lors de l'une de nos discussions, je vous avais dit préférer un hôtel de bon Le casino, où je prolonge mes poses.standing avec cachet et, vous m'aviez répondu que vous en étiez bien consciente. Je ne sais donc comment interpréter cette réservation.

    Pourtant, il me semblait que nous avions un contact plutôt convivial et que vous commenciez à me connaître : imaginez ma déception ! (...)

    Soit vous pouvez vous engager clairement pour m'organiser à l'avenir des vacances selon mes habitudes, soit (...)

    Nous devrons de toute manière trouver une solution, car après le M*** hôtel, compte tenu de ma santé plutôt moyenne[1], il n'est pas envisageable que je revive une telle expérience.

    Le canal le plus proche de mon hôtel.Veuillez recevoir, Madame, mes salutations affligées.

     

    1.2.      Extrait de ma lettre à mon avocate[2] :

    (...) Merci infiniment pour le véritable travail de débroussaillage et surtout pour les réponses que tu apportes à mon/mes problème/s. Je ne m'attendais notamment pas à ce que tu penses pouvoir entamer une démarche de règlement amiable afin de me dédommager, même si sans doute partiellement, de mon calamiteux séjour à Amsterdam.

    Madame L***, directrice de D***, n'a en effet toujours pas daigné me donner signe de vie. Veuilles trouver ci-dessous les informations que je puis te donner concernant tes remarques :<o:p> </o:p>

    Voyage à Amsterdam :

    <o:p></o:p>

    - Mme L*** m'a envoyé, en pièce jointe à son dernier courriel, un descriptif sommaire du M*** Hôtel. Il y apparaît que le tarif normal aurait dû être de 2'600.00 Euros mais que, bénéficiant d'un rabais de 54 %, je n'aurais que 1'190.00 Euros à débourser. Le prix "normal" a naturellement contribué à me laisser penser que le service et l'équipement de cet établissement devaient être plus que convenables.

    Hormis cette pièce jointe, Mme L***, comme tu le relèves, m'a uniquement indiqué qu'il s'agissait d'un trois étoiles ce dont, n'imaginant pas qu'elle m'enverrait dans un hôtel aussi sordide, je me suis déclaré, par e-mail, prêt à m'accommoder. En effet, elle connaissait parfaitement mes attentes, que nous avions évoquées lors des nombreux échanges que nous avons eus (...)

    - Les photos « à charge » ne sont pas de bonne qualité. Chambre sombre, flash mal réglé... Je te prie néanmoins de trouver en annexe les trois moins inutilisables, qui montrent l'état de la fenêtre, que la moquette est tachée et que la rouille transperce les catelles de la douche.

    - Pendant mon séjour, j'ajoute que des travaux étaient en cours, avec pour résultat quotidien des salissures importantes, trainées de peinture etc., dans les corridors et surtout dans l'ascenseur. Une information aux clients était affichée, annonçant qu'à l'issue des transformations, l'hôtel serait reclassifié en un cinq étoiles (...)

    - Il est prévu qu'elle prépare mes prochaines vacances, mais penses-tu que je puisse encore me fier à Mme L*** pour, cette fois encore, les organiser ? J'avoue avoir perdu toute illusion sur son compte et redoute l'idée de me retrouver à vivre des expériences sur un autre continent, selon des schémas qu'elle aurait organisés. (...).

     

    2.         Extrait de mon courriel à Yangdon, ma « nièce »[3] tibétaine :

    My very dear Yangdon,
     (...)
    You can relax about my health: I'm quite fine. The only little trouble has been my leg[4].

    One evening, I had to go to the Lyric theatre and asked the desk's hotel to call for a taxi. But they refused, saying the chauffeur won't take me for such a short drive. The girl told me it would be only 10 minutes walking. So I did, but for me it took 20 minutes, and when I arrived, I was exhausted and my leg ached.

    However, I comfortably settled in an armchair and slowly recovered, watching the Donizetti opera, even so anxious to have to go back on my bad foot to my hotel.  But when it was over, 2 hours later, I stood up and felt my ankle was much better.

    I walked to the hotel with so slighter difficulty that I didn't stop there and walked 15 more minutes to go in a restaurant! I think that when, in spite of the pain, I forced my foot to move, something has been strained and put back in the right way inside. Since then, things are not perfect, but remain much better than before. (...)<o:p> </o:p>

    J'ajoute, pour la couleur locale, qu'un autre soir, dans le même petit restaurant où je suis retourné fort tard, j'ai vu une manif - si ! - défiler devant moi. Il était passé 2h du matin !



    [1] J'ai fait 2 infarctus.

    [2] Oui, j'ai obtenu réparation.

    [3] De qui je m'occupe depuis plus de 20 ans et dont je suis le « godfather ».
     
    [4] Cheville fracassée, suite à une chute de scooter. J'ai été réopéré fin mai et suis aujourd'hui quasi-complètement remis.


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